Quand le corps medical n’est pas toujours ce qu’il devrait être…

Tout commence un mois avant la date de conception de mon petit Soan. J’avais tout arrêté : fini cette pillule que je luttais à prendre chaque soir à la même heure alors que cela faisais 10 ans. Mais étrangement, cette fois ci mes règles ne revenaient pas… étais-je enceinte ?

 

Non. Mais elle ne revenait tout de même pas ! Du coup rendez vous chez mon médecin d’enfance pour comprendre le problème : elle me prescrit des prises de sang.

Entre temps mes règles étaient revenues; je ne retourne donc pas la voir car elle était à Torcy alors que je vivais aujourd’hui à Boulogne, pour être plus prêt de mon secteur de travail.

Puis, je tombe malade; une vilaine angine qui me clouait de fatigue. Je retourne donc la voir pour me faire arrêter afin d’éviter de m’endormir au volant, car mon travail imposait beaucoup de route très tôt le matin. Je tombe sur sa remplaçante, a qui je donne les résultats. Elle m’explique que j’ai un surplus de prolactine et que je devrais sûrement faire un scanner du cerveau… alors comment vous dire que je n’ai rien compris à ce que j’entendais ! Je lui explique tout de même que je cherche à tomber enceinte, ce à quoi elle me répond que ce n’était pas la peine, que cela n’arriverai pas… Je m’effondre en sortant du cabinet… Mon arrêt maladie m’aura plus servis à pleurer toute les larmes de mon corps plutôt qu’à me reposer de cette maudite angine.

Les jours passent et je ne m’en remet pas; j’étais déjà tombée enceinte 2 ans en arrière, mais mon conjoint n’étant pas prêt à l’époque, on avait décidé de mettre terme à la grossesse. Je m’en veux. Je m’en voulais déjà à l’époque; le deuil de cet enfant à qui j’ai refusé la vie remontait à la surface, alors qu’il avait fallu un an pour m’en remettre.

Je décide de partir chez ma mère quelques jours pour y trouver du réconfort. Les jours passent à nouveau et, quelque chose se passait dans mon corps. Nausées : je ne supportais plus aucune odeur… et la magie opéra lorsque j’ai décider de faire 3 test ! Tous positif ! Ô grand bonheur ! J’étais enceinte, contre toute attente ! Pour la plus grande joie du nouveau papa.

J’aurais aimer vous dire que durant toute ma grossesse ce médecin était le seul con sur lequel j étais tombée mais c’était sans compter sur ce fameux jour où j’allais rencontrer mon fils. J’allais comprendre ce que pouvais être l’autre facette du corps médical, quand pourtant le suivi de ma grossesse s’était parfaitement bien passée : la violence obstétricale.

12h que mes contractions avaient commencées, 20h que j’avais été déclenchée, et mon petit bébé qui n’arrivait pas à sortir. La péridurale ne fonctionnais plus; j’étais à bout de souffle, de nerfs, de fatigue mais il fallait encore pousser. On m’explique que bébé est mal positionné au niveau de l’épine, qu’il fallait que je pousse encore, mais je savais qu’après une demi heure (comme on nous l’explique dans les cours de préparation à l’accouchement) l’obstétricien de garde arriverait. Cela n’a pas loupé, mais les sages femme tendent à me préparer à la personne qui arriverait : sa réputation le précédait.

Il débarque donc avec deux internes, et ne perd pas de temps à enfoncer sa mains dans la zone déjà douloureuse par 40 Minutes de poussées. Il enfonce sa ventouse sans prévenir et me gueule de garder mes fesses posées. Je hurle de douleur ! J’ai cru à une éternité… Il me hurle de pousser comme si ce n’étais pas ce que je tentais de faire.

 

“POSEZ LES FESSES”

continue-t-il de me hurler, comme si j’étais une dégénérée qui ne comprenais pas le français.

“POUSSEZ !!”

 

Bébé fini par sortir, on me le pose sur la poitrine, mais l’histoire de 5 seconde car il ne respire pas, le cordon ombilical s’étant entourée autour de son cou… Les sages femmes et mon conjoint sortent de la pièce pour lui dégager la trachée.

 

Je me retrouve seule avec cette équipe qui ne me regardais pas, ne me parlais pas, à attendre d’entendre ce puissant cri que l’on attend toutes.

 

Une fois le cri poussé, je me redétend mais c’était de courte durée : j’avais déchiré. Il fallait maintenant sortir le reste du placenta et me recoudre. Ce qu’il laisse d’abord faire à son interne, mais qui, ne faisait pas assez bien à son goût, ni assez vite puisqu’il fini par tirer les fils qu’elle venais juste de me poser : il trifouillait mon vagin comme on le ferait d’une pâte à pain. Je n’étais pourtant déchirée que d’un demi centimètre. Même l’interne avait de la peine pour moi mais elle stressait des instructions de son hiérarchique.

Les sages femmes reviennent avec mon bébé; je fini tout de même par avoir les félicitations de cette équipe obstétrical avant de s’en aller. Mon bébé va bien, je fini par laisser cet événement dans un coin de ma tête mais je reste traumatisée, ainsi que mon conjoint.

Une semaine après je retourne chez la sage femme que j’avais choisi pour mon post partum : mes points étaient trop serrés ! Elle m’explique que j’aurai pu continuer à souffrir des semaines si elle ne me les avait pas enlevés.

J’ai mis presque 4 mois à ne plus sentir mes points pendant mes rapports. Cette homme a pourri mon accouchement, car même si je garde cet événement comme l’un des plus beau jour de ma vie, je ne peux m’empêcher de penser à ce connard d’obstétricien, qui s’occupe encore d’accouchement comme un boucher, qui ne se préoccupe pas de la douleur des femmes, qui ne les écoutes pas.

Mais mon petit homme, mon petit fruits d’amour valait bien toute cette péripétie.”

 

 

Sarah, maman de Soan, 4 mois

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