Le petit coin lecture

Dans la chambre est aménagé un petit coin lecture; d’un côté les livres pour petits, avec des livres sensoriels, d’apprentissage des couleurs, des animaux et leurs bébés, des jours de la semaine, des livres musicaux… et d’un autre ceux pour plus grand, avec moins d’image et des histoires plus longues, d’autres pour connaître ses émotions, rester zen, s’endormir calmement…

Mais ceux que Lou prefere par dessus tout sont ceux de la collection Bébé Balthazar ! Au debut, nous n’en avions que deux mais nous avons fini par avoir toute la collection à force de les connaître par coeur…

Bébé Balthazar, ce sont les aventures de Balthazar et son ours pépin qui découvrent le monde à la méthode montessori; bébé peut s identifier très facilement à lui et est actif au fil des lectures (quand il est écrit “tu peux toi aussi caresser le chat” ou “faire un bisou au hérisson”, Lou le fait volontiers ! Bluffant…).

Dans l’un d’eux, on apprend les couleurs en suivant un papillon bleu… très poétique ! Dans l’autre, cela donne envie à bébé de se brosser les dents et faire sa toilette du soir, ou bien de voir les différentes étapes de la marche (alongé, assis, quatre pattes, debout, marche…). Lou aime beaucoup celui où Baltazar Pépin et le chien jouent à cache-cache.

Elle nous demande de les lire avant le dodo du soir ou bien aime s’installer dans son fauteuil en osier, comme quand Papa ou Maman lui font la lecture, pour les feuilleter elle même.

Un vrai moment de plaisir…

Quand le corps medical n’est pas toujours ce qu’il devrait être…

Tout commence un mois avant la date de conception de mon petit Soan. J’avais tout arrêté : fini cette pillule que je luttais à prendre chaque soir à la même heure alors que cela faisais 10 ans. Mais étrangement, cette fois ci mes règles ne revenaient pas… étais-je enceinte ?

 

Non. Mais elle ne revenait tout de même pas ! Du coup rendez vous chez mon médecin d’enfance pour comprendre le problème : elle me prescrit des prises de sang.

Entre temps mes règles étaient revenues; je ne retourne donc pas la voir car elle était à Torcy alors que je vivais aujourd’hui à Boulogne, pour être plus prêt de mon secteur de travail.

Puis, je tombe malade; une vilaine angine qui me clouait de fatigue. Je retourne donc la voir pour me faire arrêter afin d’éviter de m’endormir au volant, car mon travail imposait beaucoup de route très tôt le matin. Je tombe sur sa remplaçante, a qui je donne les résultats. Elle m’explique que j’ai un surplus de prolactine et que je devrais sûrement faire un scanner du cerveau… alors comment vous dire que je n’ai rien compris à ce que j’entendais ! Je lui explique tout de même que je cherche à tomber enceinte, ce à quoi elle me répond que ce n’était pas la peine, que cela n’arriverai pas… Je m’effondre en sortant du cabinet… Mon arrêt maladie m’aura plus servis à pleurer toute les larmes de mon corps plutôt qu’à me reposer de cette maudite angine.

Les jours passent et je ne m’en remet pas; j’étais déjà tombée enceinte 2 ans en arrière, mais mon conjoint n’étant pas prêt à l’époque, on avait décidé de mettre terme à la grossesse. Je m’en veux. Je m’en voulais déjà à l’époque; le deuil de cet enfant à qui j’ai refusé la vie remontait à la surface, alors qu’il avait fallu un an pour m’en remettre.

Je décide de partir chez ma mère quelques jours pour y trouver du réconfort. Les jours passent à nouveau et, quelque chose se passait dans mon corps. Nausées : je ne supportais plus aucune odeur… et la magie opéra lorsque j’ai décider de faire 3 test ! Tous positif ! Ô grand bonheur ! J’étais enceinte, contre toute attente ! Pour la plus grande joie du nouveau papa.

J’aurais aimer vous dire que durant toute ma grossesse ce médecin était le seul con sur lequel j étais tombée mais c’était sans compter sur ce fameux jour où j’allais rencontrer mon fils. J’allais comprendre ce que pouvais être l’autre facette du corps médical, quand pourtant le suivi de ma grossesse s’était parfaitement bien passée : la violence obstétricale.

12h que mes contractions avaient commencées, 20h que j’avais été déclenchée, et mon petit bébé qui n’arrivait pas à sortir. La péridurale ne fonctionnais plus; j’étais à bout de souffle, de nerfs, de fatigue mais il fallait encore pousser. On m’explique que bébé est mal positionné au niveau de l’épine, qu’il fallait que je pousse encore, mais je savais qu’après une demi heure (comme on nous l’explique dans les cours de préparation à l’accouchement) l’obstétricien de garde arriverait. Cela n’a pas loupé, mais les sages femme tendent à me préparer à la personne qui arriverait : sa réputation le précédait.

Il débarque donc avec deux internes, et ne perd pas de temps à enfoncer sa mains dans la zone déjà douloureuse par 40 Minutes de poussées. Il enfonce sa ventouse sans prévenir et me gueule de garder mes fesses posées. Je hurle de douleur ! J’ai cru à une éternité… Il me hurle de pousser comme si ce n’étais pas ce que je tentais de faire.

 

“POSEZ LES FESSES”

continue-t-il de me hurler, comme si j’étais une dégénérée qui ne comprenais pas le français.

“POUSSEZ !!”

 

Bébé fini par sortir, on me le pose sur la poitrine, mais l’histoire de 5 seconde car il ne respire pas, le cordon ombilical s’étant entourée autour de son cou… Les sages femmes et mon conjoint sortent de la pièce pour lui dégager la trachée.

 

Je me retrouve seule avec cette équipe qui ne me regardais pas, ne me parlais pas, à attendre d’entendre ce puissant cri que l’on attend toutes.

 

Une fois le cri poussé, je me redétend mais c’était de courte durée : j’avais déchiré. Il fallait maintenant sortir le reste du placenta et me recoudre. Ce qu’il laisse d’abord faire à son interne, mais qui, ne faisait pas assez bien à son goût, ni assez vite puisqu’il fini par tirer les fils qu’elle venais juste de me poser : il trifouillait mon vagin comme on le ferait d’une pâte à pain. Je n’étais pourtant déchirée que d’un demi centimètre. Même l’interne avait de la peine pour moi mais elle stressait des instructions de son hiérarchique.

Les sages femmes reviennent avec mon bébé; je fini tout de même par avoir les félicitations de cette équipe obstétrical avant de s’en aller. Mon bébé va bien, je fini par laisser cet événement dans un coin de ma tête mais je reste traumatisée, ainsi que mon conjoint.

Une semaine après je retourne chez la sage femme que j’avais choisi pour mon post partum : mes points étaient trop serrés ! Elle m’explique que j’aurai pu continuer à souffrir des semaines si elle ne me les avait pas enlevés.

J’ai mis presque 4 mois à ne plus sentir mes points pendant mes rapports. Cette homme a pourri mon accouchement, car même si je garde cet événement comme l’un des plus beau jour de ma vie, je ne peux m’empêcher de penser à ce connard d’obstétricien, qui s’occupe encore d’accouchement comme un boucher, qui ne se préoccupe pas de la douleur des femmes, qui ne les écoutes pas.

Mais mon petit homme, mon petit fruits d’amour valait bien toute cette péripétie.”

 

 

Sarah, maman de Soan, 4 mois

Les jouets préférés de Lou, âge par âge

J’ai toujours été une fan de l’univers enfantin et, du coup, des jouets ! Etant petite, j’ai eu l’impression de ne jamais vraiment avoir le jouet que je désirais, ma mère m’offrant toujours le modèle d’à côté (“moins cher”).Je me rends compte aujourd’hui que j’étais néanmoins très gâtée ! Mon père ramenais des sacs entiers de Lego grâce à des débarras de cave (patron d’une entreprise de ménage), je me rappelle même d’un Noël qui m’a marqué; un cadeau géant était emballé et il ne s’agissait ni plus ni moins qu’un grand coffre à jouets rempli de cassettes VHS ! J’avais toute la collection Disney (bonjour les dégâts sur mon cerveau haha). Tout ça pour dire que les jouets, j’en suis toujours aussi fan ! 

 

Je vais vous présenter ceux que Lou préfère…

 

De 0 à 3 mois :
  • sa peluche d’activité hippopotame – assortie à son tapis d’éveil – de chez Jacadi, avec les animaux de la savanes, ayant tous une texture ou un son différent (grelots, feuille de papier froissée, doux…) à l’intérieur.

 

De 4 à 6 mois :

Vers 3 mois à 4 mois, l’enfant réalise que sa main est une partie de son corps qu’il peut contrôler. Il regarde d’ailleurs beaucoup ses doigts et il les touche. Petit à petit, il commence à diriger sa main vers un objet, mais ses gestes manquent encore de précision. Avec le temps, il les maîtrisera mieux. Naitre et grandir

 

Aux alentours de 8-10 mois :

Vers 8 mois à 9 mois, l’enfant est capable de prendre des objets entre son pouce et son index en formant une pince. Naitre et grandir

  • un tambourin et des castagnettes en bois assorties (elle le secouait fort en criant “hehehehehehe” trop drôle ! Elle aimait aussi mettre les castagnettes à l’intérieur en le secouant tel un chercheur de pépites d’or).
  • elle aurait adoré avoir des maracasses mais je n’sais pas pour quelle raison, à chaque fois que j’en demandais dans un magasin, ils étaient en rupture !
  • sa tour à anneaux Fisher Price (elle savait mettre les 2 derniers ! Jétais fière car c’est un jouet à partir de 1 an normalement.)
  • ses animaux en bois Holztiger ; elle aimait me les montrer et je lui récitait le nom des animaux. Quand venait le tour des lapins, je lui chantais la comptine “mon petit lapin a bien du chagrin” et ça l’amusait !
  • ses cartes memo animaux de la ferme (cadeau d’un magazine Picotti); elle les a A-DO-RE ! Le plus époustouflant c’est qu’on s’est rendu compte qu’elle avait retenu le nom des animaux quand Papa lui a demandé “donne moi la poule” – je me disais en même temps “non mais tu crois vraiment qu’elle va te la donner, d’un air moqueur – qu’elle lui a non seulement tendu la poule – j’ai d’abord cu au hasard – mais qu’elle a continué à donner els bons animaux à chaque demande ! Dingue.
  • lors d’une sortie chez Poule Mouillette, elle riait aux éclats quand je lui lisais le livre “Manon le Poisson” en faisant bouger le poisson clown marionnette à l’aide de mon doigt. J’ai trouvé un livre similaire au Zoo de Vincennes “La Nuit de Bébé Hibou” qu’elle réclamait après en avoir eu peur au début ^^’ maintenant j’en ai ma claque de bébé hibou !
  • elle affectionnait beaucoup sa toupie Sophie La Girafe et arrivait, sous mes yeux de maman fière, à la faire tourner toute seule en appuyant dessus comme il faut !
  • elle a commencé à beaucoup aimé les poupées,
  • et les boites (empiler, les ouvrir, mettre des joets dedans) et bouteilles d’eau ! Elle est toujours aussi fan de sa boite à formes Pingouins Djeco.
  • le soir elle demandait qu’on lui lise le beau et doux livre “Mes petites Berceuses” que son parrain lui avait offert lors de son baptême
  • elle savait déjà appuyer sur les boutons de son livre musical “Le Carnaval des Animaux” et tournait les pages pour changer de musique.

 

 

à l'approche de ses 1 an

Vers 10 mois, il devient de plus en plus habile. Il commence à utiliser maladroitement une cuillère. Naitre et grandir

  • c’est une fan de balles ! Ca la fait éclater de rire qu’on se la lance ! – Balle Ratatam
  • dès qu’elle voit un mouton (ou autre animal) à bascule, elle s’empresse de le chevaucher (les gênes de cavalier de son Papy Jacques ça!) – Mouton à Bascule Bloomingville.
  • elle berce les peluches et poupées dans son transat Charlie Crane en disant “dodo” – Poupées Corolle
  • elle se fend en deux en faisant de la balançoire – Balançoire April Eleven
  • elle demande tous les soirs, en rentrant de la crèche, à faire de la trottinette – Trottinette évolutive 1-5ans Micro Mobility
  • elle aime toujours autant empiler et s’est perfectionnée, notamment avec son petit train à tirer multicolore de chez Bloomingville et, le plus étonnant : elle arrive à refermer les petits bouchons de stylos bille !!!
  • les jeux de mimétisme sont de plus en plus appréciés; je lui ai fait une dinette “maison” avec la petite boite à thé de chez Plumeti (que j’ai reçue dans la box maman-bébé), une spatule poisson de chez Monoprix et un mini rouleau à pâtisserie de chez My Little Day.
  • elle a une passion pour les magnets & aimants; nous en avons disposés sur le frigo et elle s’éclate !

 

 

Il est important de ne pas trop sexuer les jouets (heureusement, le marketing a perdu du terrain sur cela – car chaque jouet favorise quelque chose de particulier (ex : les balles favorisent la représentation dans l’espace, etc.) et d’écouter les envies de son enfant avant tout ! De toutes façons, il ne se forcera pas à jouer avec quelque chose qui ne l’intéresse pas.  

 

 

Quelques activités pour stimuler la coordination œil-main

0 à 12 mois

  • Mettre des objets faciles à attraper et à manipuler à la portée de votre enfant.
1 an à 3 ans
  • Jouer dans le sable à remplir et à vider un seau avec une pelle.
  • Faire des bulles de savon et tenter de les attraper.
  • Fabriquer une tirelire avec une boîte à chaussures. Y découper un trou pour que l’enfant y insère de petits jouets.
  • Peindre avec les doigts.
  • Faire des casse-têtes.
  • Faire une tour avec des blocs.
  • S’exercer à découper avec des ciseaux.

Naitre et grandir

 

 

Maintenant, je suis curieuse de voir ceux que Jude va préférer !

Le pire jour de ma vie

En 2009 J’ai eu mon 1er fils né à terme en césarienne en urgence à cause du cordon qui était autour du cou ( rien d’anormal ) je l’ai mal vécu mais ça reste malgré tout un de mes plus beaux souvenirs…

Suite à ça, en 2015, je tombe enceinte mais, malheureusement, à 2 mois de grossesse je perds le bébé. J’ai mis quelques mois à m’en remettre. Puis j’ai décidé de prendre soin de moi car j’étais trop focalisé sur une nouvelle grossesse; je me suis donc prise en main et je me suis mise au sport.

Au mois d’avril 2016 j’ai appris que j’étais enceinte; nous étions heureux !  Néanmoins, on était quand même stressée de peur de reperdre cet enfant tant désiré. La grossesse se déroule parfaitement mais au fond de moi je sens que quelque chose va se passer. Il m’arrive régulièrement de dire à ma mère qu’on ne se reverra certainement pas; je ne me vois pas dans le futur avec ce bébé.

Le 28 novembre je perds le bouchon muqueux et je commence à avoir des contractions assez douloureuse. Le 29 je passe un scanner pour voir si je peux accoucher par voie basse. Le 30 les contractions sont de plus en plus douloureuses : on décide donc d’aller à l’hôpital.

J’arrive à la salle d’accouchement : on commence à m’osculter je ne suis ouverte qu’a un ou deux; j’ai donc le temps avant l’arrivée de mon petit chou ! On me fait prendre un bain puis on me pose la péridurale. La sage-femme essaie de percer la poche des eaux; elle n’y arrive pas. En pleine contraction, le gynécologue de garde me fait un toucher du col (ce qui me fait hyper mal et qui entraîne donc une grosse dispute avec la sage-femme) suite à quoi le gynécologue décide de me faire une césarienne en urgence car le cœur du bébé ralenti dangereusement. Je demande s’il est possible que mon mari soit avec moi pour qu’il puisse au moins profiter de la naissance de son second fils – chose qu’il n’avait pas pu faire pour le 1er – on me dit que oui, on m’amène au bloc opératoire et c’est là que tout bascule : je suis prise de vomissements, je ne vois plus rien autour de moi et je perd connaissance.

Je ne me réveille que le lendemain en réanimation, et là, j’apprends que j’ai fait une embolie amniotique avec arrêt cardiaque, que mon fils ne respirait pas et convulsait à la naissance, qu’il a été transféré d’urgence dans un autre hôpital, que son pronostic vital est engagé ainsi que le mien…!

On m’annonce aussi que j’ai fait une hémorragie de l’utérus et qu’ils me l’ont enlevé. Sur le coup je ne réalise pas tellement car j’étais sous morphine. C’est bien plus tard que mon corps et ma tête on compris.

Je suis sorti de réanimation 6 jours après et j’ai pu rencontrer mon fils une semaine après sa naissance.  Lui aussi était en réanimation et à partir du moment où nous avons pu être ensemble nous avons évolué tous les deux de façon similaire.

Nous sommes sortis 2 semaines après sa naissance ça reste pour moi la pire expérience de ma vie.

Aujourd’hui, je commence à peine à remonter la pente. C’est dur par moment; j’ai eu des journées affreuses où j’ai dû faire le deuil de mon utérus et vivre avec l’angoisse que mon fils ait des séquelles. Pour être honnête j’ai même pensé au suicide tellement ce fut difficile.

Maintenant je vais beaucoup mieux. Le fait de voir que mon fils va bien me remonte le moral; je sais néanmoins que j’ai encore beaucoup de chemin à parcourir avant d’être de nouveau comme avant.

 

Dans les cas similaires, 80% des bébés et mamans sont morts durant l’accouchement.

 

Delphine, maman de deux garçons, 8ans & 7 mois et demi.

L’arrivée de petit Jude

  • Un moment que je redoutais. L’accouchement et le post accouchement; cette periode de mi clos avec le bébé, où on se coupe du monde, tourne en rond, ne dort plus non pas par insomnies ou parce qu’on l’a voulu mais parce qu’on se fait reveiller toutes les 2h, où l’on souffre en même temps le martyr dû à la boucherie de l’accouchement en lui même, où il faut tout gérer seule car chéri lui, ne le vit pas de l’intérieur, et j’en passe…

 

Les souvenirs de mon premier accouchement refaisaient parfois surface comme des flash me rappelant que je n’y échapperais pas; pire encore, cette fois, il faudra courir en plus : c’était déjà difficile avec un bébé, ça ne pouvait qu’être pire avec deux. (Lire mon article : “Le Cap des 3 Mois”)

 

Le travail avait commencé, je n’étais pas prête du tout ! Bien sûr, elle était attendue, mais il me restait encore quelques cartons de déménagement à ranger, quelques affaires à trier… Surtour, je ne voulais pas souffrir comme ça ! Pas aussi rapidement ! Il paraît qu’on oublie, seulement, avec 13 mois d’intervalle, j’n’avais pas eu l’temps d’oublier, moi !

Après 12h de contractions qui me cisaillaient le ventre, j’n’en pouvais plus. “Lou etait sortie à cette heure ci!” Moi qui pensais que le 2ème arrivait plus rapidement ! C’est qu’elle se faisait désirer la petite ! Alors ni une ni deux, j’emploierai les grand moyens… Une tisane de framboisier bue pour accélérer le travail et le cousin de chéri, ostéo, qui etait en route pour la maison, dans le même but bien sûr, à ma demande.

Même pas une heure après, bim ! Nous étions passés du tout au tout! Coup dans le ventre de la part de bébé, perte des eaux et contractions très douloureuses…toutes les 30 secondes !!! J’étais pliée en deux. Quelqu’un m’avait entendue…!

Heureusement, Mat’ est arrivé à ce moment là et mon mari avait ramené la voiture. Ils m’ont portée tant bien que mal jusqu’à elle et nous sommes arrivés à la clinique en moins de deux !

Hop péri direct et re péri car pas assez dosée. Je ne sentais plus mes jambes mais c’en était fini de la douleur; tout ce qui m’importait à cet instant précis.

Jude est arrivée en deux poussées. Avant même que l’obstétricien n’arrive on y voyait ses cheveux ! “Votre bébé veut venir, c’est votre corps qui n’est pas encore prêt; une fois le col dilaté ce sera bon”. Puissance de l’esprit ?

J’étais tellement tendue que j’en tremblais. J’ai fait une montée de fievre et j’ai poussée tellement fort que l’obstétricien m’a dit “STOP! STOP STOP! QUAND JE DIS STOP MADAME ‘FAUT ARRETER!” Heu…ok, je voulais juste en finir moi! Je pense que c’est à ce moment là que je me suis causée la déchirure…!

 

Alors, verdict ?

 

J’avais oublié que de rencontrer cette petite bouille tout droit sortie de chacun de nous (et surtout de mon ventre) procurait un tel bonheur.

Il s’avère que Mademoiselle mange (boit) très bien et DORT (hallelouia, j’ai prié toute ma grossesse pour ça!) très bien ! Elle est re nature calme, tout comme sa soeur, mais est plus autonome, moins bébé koala. Du coup, je vis ! Je peux faire des choses de ma journée en plus de m’occuper d’elle ! On dirait que quelqu’un a eu pitié de nous, là haut !

Avec l’expérience en plus, je ne m’oublie pas. Une maison plus grande, un mari aidant… Je profite du beau temps pour sortir tous les jours (conseils du pediatre lorsque je déprimais lors de mon premier post accouchement), j’ai toujours trop de choses à faire (rangement, ménage, paperasse, courses…) et les journées passent à une vitesse folle (contrairement à l’année derniere où je regardais ma montee en attendant que le Papa rentre) ! Je programme une sieste par hour sinon je suis KO. Généralement le matin et si possible une l’âpre’m, calée sur le rythme de bébé : “quand bébé dort, tu dors”. Phrase magique à toujours garder en tête, surtout quand on allaite (énergie beaucouo puisée).

L’arrivée de Jude est une bénédiction dans la famille. Bien sûr il a fallu un petit temps d’adaptation où Lou a régressé, beaucouo pleuré, réclamé maman… Difficile de se démultiplier, de la bercer étc. Surtout quand on a mal à l’entrejambe !!! Mais elle est aussi adorable avec sa petite soeur : elle lui donne son doudou, sa tétine, lui caresse la main…et hier, elle lui a dit au revoir d’elle même en partant à la crèche ! Comment ne pas fondre ! Un petit coeur et un petit ange descendu du ciel…

Notre couple se porte mieux depuis, je ressens de l’amour tous les jours, rien qu’en la regardant dormir. Je peux de nouveau m’occuper un peu plus de Lou (sans ce gros ventre qui m’handicapait presque) et j’ai même du temps pour moi, pour récuperer, me reposer (Lou est en crèche la semaine)… Les week-end sont un peu plus sportifs mais on en profite pour recevoir et faire des activités tous les 4, en famille, pour que Lou comprenne bien que tout est comme avant, en mieux 🙂

 

Oui, tout est comme avant, en mieux et en amplifié. Comme on lui explique, l’amour, ça s’ajoute. En plus, c’est communicatif !

 

J’en verse à l’instant une larme de joie…

 

Love

 

“Now I can believe in miracle…” Cocoon

 

 

 

 

 

La motricité libre (dite ML)

Durant les 4 premiers mois de Lou, je m’en occupais seule, à la maison. C’était un bébé koala : qui ne voulait jamais lâcher mes bras ! Impossible de la poser trop longtemps (ou même un chouia) sans qu’elle ne commence à chouiner. Au bout de quelques temps, j’ai réussi à la faire rester dans son transat 15min pour pouvoir enfin prendre une douche décente ! Un exploit. Mais je tournais en rond; sans temps pour moi, toujours le même environnement, dans un appart’ de 38m2, pour seules sorties le Monoprix, la boulangerie, et – heureusement – le bois en face. Les journées se faisaient longues et j’attendais impatiemment que le Papa rentre tous les soirs… J’étais épuisée; j’allaitais et ne prenais pas le temps de manger correctement (je grignotais sur le pouce). Heureusement, nous allions bientôt avoir un appel qui me réjouissais au plus haut point…

 

    

 

Comme un cadeau tombé du ciel, une place en crèche se libéra pour nous : un petit avait déménagé et nous étions les suivants sur la liste d’attente ! Hallelouia ! Dans la foulée, j’ai trouvé un job dans mon domaine en un rien de temps (oui car priorité aux mamans qui bossent et pas de crèche pour celles au chômage ! Le serpent qui se mord la queue si tout ne tombe pas au même moment…) !

J’ai été ravie de la façon de penser bienveillante de cet établissement : “on ne laisse pas bébé pleurer”, “bébé a besoin d’être rassuré”… et surtout, l’espace était agencé de telle façon à ce que les bébés puissent être posés à terre et faire leur petite vie tranquille comme bon leur semblait ! Des tapis de sols, aucun danger, des jouets éparpillés par terre, des structures à grimper, des barrières de sécurité pour séparer le coin à langer du coin pour jouer et de celui pour manger… J’en ai été très rassurée ! Après 2 semaines d’introduction (au lieu d’une), Lou était même enjouée d’y aller et on sentait qu’elle le demandait même ! Maman au bord du burn out sauvée et bébé épanoui, que demander de mieux ?

 

Sans le savoir, nous expérimentions la motricité libre.

 

“Les premiers mois, le nourrisson a besoin d’être entouré physiquement pour se constituer une sécurité affective. Cette sécurité de base acquise, l’enfant va pouvoir ensuite s’exprimer par sa motricité. Et il est fondamental de lui permettre, dans cette période cruciale, d’être libre de ses mouvements : le laisser bouger, explorer l’espace, saisir des objets, les relâcher, sentir les formes, les textures… «Grâce à l’activité spontanée, l’enfant devient acteur de son développement, souligne Monique Busquet psychomotricienne, formatrice au Conseil départemental de Seine Saint-Denis. Il peut tester les limites de son corps et expérimenter de nouvelles positions librement.» En répétant les exercices, l’enfant se prépare ainsi tout seul aux différentes acquisitions. Il progresse à son rythme sans qu’on ait besoin de devancer ses besoins.” La motricité libre, qu’est ce que c’est ? – Les pros de la petite enfance

 

 

Lou devenait peu à peu plus autonome, elle avait acquit une certaine confiance en elle, aussi par le fait que j’étais là pour elle quand elle en ressentait le besoin et, de sa sociabilisation.  J’investissais alors dans un tapis avec arche de jeu et quelques peluches hochets qui pendouillaient, sur lequel je la posais sur le dos. Elle aimait attraper les petites giraffes et éléphants (l’une faisait des bruits de grelots et l’autre de papier que l’on froisse). Elle commençait à tout découvrir…

En motricité libre, il est conseillé de lui proposer des jeux avec différentes textures posés à côté de lui pour éveiller ses sens et l’inciter à aller les chercher de lui même.

 

 

Le but est de laisser l’enfant faire ses acquisitions de façon autonome et surtout ne pas le contraindre à une position dans laquelle il ne sait pas se mettre tout seul. « Un enfant n’est jamais mis dans une situation dont il n’a pas encore acquis le contrôle par lui-même», disait Emmi Pikler.

 

 

L’adulte, lui, se contente d’observer. L’enfant va être fier et confiant de se sentir soutenu par son regard. Il faut bien entendu un environnement adapté à l’enfant, pour ne pas restreindre sa curiosité (pas de fils électriques, d’objets risquant de tomber, etc.). Ce que nous avons tout de suite fait dans la chambre/salle de jeux des filles dès que nous avons déménagé ! Même si Lou ne nous a jamais fait de bêtises (quand je vois les enfants des autres, je me dis que nous avons bien de la chance ! Pourtant ce ne sont pas forcément des petits monstres…!); elle est très curieuse mais reste prudente et, nous écoute quand nous lui expliquons les dangers, ce, depuis toute petite (parfois, je suis impressionnée) !

 

 

En l’espace de quelques temps, elle a fait des progrès énorme. Certainement boostés par ses camarades de crèches, tous plus âgés qu’elle.

 

Je rangeais ses jouets dans un coffre à jouets qu’elle utilisais pour se cramponner; elle adorait en sortir des trouvailles et les re-ranger après !

Elle a toujours eu ses jouets préférés (je vous en parle dans un prochain article).

Pratiquer la motricité libre au quotidien, c’est aussi demander à l’enfant une coopération active aux gestes nécessaires pour les soins. C’est à dire utiliser ses gestes spontanés pour l’habiller, lui demander d’avancer sa main pour enfiler son vêtement ou bien de lever ses jambes pour le change, et attendre son mouvement.

Pour ma part, quand je la change, pour éviter qu’elle ne s’agace (quand elle marchera je pourrai plus facilement la changer debout) je lui demande de participer en lui laissant tenir la crème de change par exemple et, je lui demande “assistante, la crème svp !” ce qui la fait beaucoup rire !

Toujours apprendre par le jeu, le ludique et, vous éviterez les cris et les pleurs ! En plus, c’est bénéfique pour l’enfant 🙂

 

Vous l’aurez compris, laisser la liberté à son enfant favorise son autonomie, sa curiosité, son éveil… Alors, pourquoi se priver ! 

Comment j’ai sauvé mon allaitement

” Enceinte, je ne voulais absolument pas allaiter, ou bien que quelques jours. Quand ma petite Syana est née, la mise au sein a été brève – bébé dormait – mais ce fut magique pour moi. C’était évident : je veux allaiter!

 

Syana est née à 2.7kg pour 46.5cm. Petit poids; les médecins m’ont dit de lui donner du lait en poudre (lait préma) : moi qui ne connaissait rien jai donc exécuté. ERREUR !

Pendant les 4 jours a la mater’ bébé prenait le sein que très brièvement. De retour a la maison, elle a prit le sein avec embout en silicone, mais pas évident pour un bebe qui aime le bibi ! Jai donc tiré mon lait pour lui donner en bib’, j essayais toujours chaques jour de lui donner le sein, mais elle ne le prenait pas correctement. J’ai donc fais appel à une sage femme, qui a vu nettement qu’elle prenait mal le sein dû a sa petite bouche.

Les professionnels ne m on vraiment pas aidé. Aux 1 mois de ma fille, un petit drame est survenu : je donnais le bib’ à bébé lorsquelle s’est étouffée, devenue rouge violette, a arrêté de respirer, j’ai cru la perdre. Direction les urgences : plus de peur que de mal. Mais devinez quoi; le lendemain, lorsque jai voulu tiré mon lait, plus rien à part quelques malheureux petits millilitres. J’étais désemparé, je voulais abandonner.

Mais non, je veux allaiter!

J’ai donc décidé de prendre les choses en mains, toute seule comme une grande; j’étais dégoûté du monde médical ! Vers ses 2 mois j ai tenté une mise au sein sans embout : waouh elle ne râle pas et tête tres biennnn ! J’ai donc tenté le DAL (dispositif aide a la lactation). Quelle galère ce truc ! Bébé tirait dessus, le lait coulait, bébé affamé hurlait ! Mais j ai persisté et Syana a prit le sein correctement. 1 mois de DAL 6 fois par jours, avec 6 a 8 tirages jours et nuits. Jai ensuite enlevé le DAL.

Depuis ce jour, elle prends très bien le sein mais réclame encore des bibs. Je tire donc mon lait et si le sein ne lui suffit pas je la complete au LM ou LA. Je suis triste de ne pas avoir pu allaiter exclusivement mais je me suis acharnée. Maintenant elle ne lache plus mon sein ! Elle s’endort au sein depuis le jours ou jai enleve le DAL. C est magique !!!!! J’ai réussi à apprendre à ma fille a téter correctement ! Moi toute seule ! Donc oui je suis fière de nous !!!!! Je suis devenue une pro, faire face aux nombreuses baisses de lait, aux petits bobos…

Pour le prochain, je suis prête !

Sana va maintenant avoir 8 mois et nous arrêterons l’allaitement lorsquelle l’aura décidé ! J’ai envie de l’allaiter le plus longtemps possible. ”

 

Marylou, maman de Syana 8 mois et, créatrice de BabyLou Créations 

Le grand tri : ou quand le minimalisme s’impose à votre vie

Tout a commencé il y a quelques années, lorsque j’allais partir à 5.836,78 km – exactement oui – d’ici. J’avais décidé, d’une envie irrépressible, de partir terminer mes études à New York City. Ma mère m’a de suite demandé de revenir à la maison familiale, la débarrasser de toutes mes affaires… Ce que j’ai très mal pris au début, me sentant complètement larguée de la maison de famille du style “chouette elle s’en va ! Utilisons sa chambre pour faire une chambre d’amie !”, ce qu’elle fit… Mais avec du recul, ce fut une excellente chose !

 

 

Le tout premier gros tri de ma vie

 D’abord, cela m’a permis de me rendre compte à quel point on peut accumuler d’années en années, sans même s’en rendre compte ! Au début, le tri a été assez difficile car la barrière psychologique était présente : souvenirs d’école, anciens cahiers, lettres échangées, peluches d’enfance, etc.

 

Un super article d’Alison Hodgson en parle très bien ; Désencombrement : apprenez à vaincre les 4 principaux obstacles.  

 

Mais je n’avais pas beaucoup de choix étant donné que je n’avais plus d’espace de stockage ! La phrase qui m’a beaucoup aidée fut celle de ma tante : “chérie crois moi, tes goûts vont changer quand tu reviendras, tu te demanderas même comment tu as pu garder ça.” Et elle avait raison ! Pour m’aider elle m’avait glissé l’idée d’organiser une sorte de vide grenier lors d’un rassemblement familial, c’était l’été, et, les sous servirait pour mon voyage, une très bonne idée car la famille voulant aider, s’est prise au jeu ! Résultat des courses : j’ai élagué la moitié de mes affaires…et ça donnait un bon tas de gros cartons croyez moi ! Mon beau père a rajouté : “tu vas voir ça libère, c’est fou comme les objets nous emprisonnent parfois”. Je me sentais beaucoup mieux et libre de partir léger… Mon espace mental était libéré… 

 

 

Phase 2 : l'aménagement

Quand je suis rentrée sur la capitale de l’amour, j’ai trouvé le mien, mon futur mari. Je ne le savais évidemment pas encore mais ce jeune homme libre, rêveur, insouciant et optimiste allait bouleverser le cours de ma vie… Je n’avais pas de chez moi et je me suis vite installée dans son petit studio de la même petite banlieue chic que mon père. Lui (mon père) en profita pour me dire que j’avais des affaires qui trainaient dans la cave. Je n’me suis cette fois pas sentie “virée” ni “agressée” car cela partait du sentiment d’aide à l’emménagement. Il se disait que j’avais certainement des affaires qui pourraient aider. Or, j’avais déjà vécu sans des années sans en avoir recours… Du coup, en moins d’1h une dizaine de cartons est venue s’ajouter à ce petit appartement. Heureusement, nous avions une cave (le piège !!!). J’en ai tout de même profité pour faire un tri et hop, 2 énormes cartons de fringues (presque neuves !) de mon adolescence à donner.

Lorsque j’ai mis un pied dans cet appartement d’étudiant, la première chose qui m’a choquée fut (après la saleté raignante et les plantes mourantes dans la cuisine) son manque de vie. Des livres à même le sol, un lit sans couette ni oreillers, pas de placards à part ceux intégrés, une lampe posée à terre et juste ce qu’il faut d’assiettes et de couverts pour pouvoir manger. Le lendemain, j’avais même appris qu’on pouvait faire une tasse de café avec une simple dosette et de l’eau bouillante (sans cafetière !!!).

Alors quand j’ai emménagé, en ramenant mes petites affaires et fesses, je me suis empressées de venir accompagnée de mon armoire (ce qui engendra bien des conflits, mais au final, elle fut acceptée). J’ai vite remis de l’ordre dans tout ça et, ahhhh, ça ressemblait vraiment à un espace de vie, au final !

Apparement, il prônait le minimalisme. Perso’ je pense que c’était plus du “je m’en foutisme”, un peu comme Steve Jobs qui n’a jamais pris le temps d’aménager son chez lui car il avait d’autres préoccupations. Ce qui n’est pas plus mal, certes.

 

 

La goutte d'eau

Un an et demi après nous emménagions sur papier ensemble dans un deux pièces non loin de là, car nous avions décidé d’avoir un enfant ensemble. Ce fut le pire déménagement de ma vie ! Enceinte et crevée, j’ai dû faire les cartons presque seule et je ne vous raconte pas la galère des allers retours en voiture simple car nous n’avions pas prévus de camions, plus les 4 étages sans ascenseurs à l’arrivée ! Sans compter les engueulades classiques et le stress que provoque un tel événement. Le dernier jour évidemment, j’ai eu des contractions et me suis mise à pleurer dans la rue : mes nerfs lâchaient. En ce jour, je me suis promis : “plus jamais”.

Sauf qu’un an et demi encore plus tard, rebelote ! Deuxième bébé. Il nous fallait une pièce en plus, une vraie chambre pour nous, étant donné qu’on avait réservé la seule chambre pour notre chérie. Marre de dormir sur un clic-clac détruisant notre dos, et, de tout faire dans la même pièce (qui était cuisine, salon et chambre à la fois).

Cette fois nous fîmes appel à des déménageurs en “all inclusive” : la “formule confort” ils appellent ça. Ils viennent avec leurs cartons, vous emballe tout et livrent tout dans la journée ! Un luxe pas si cher et qui en vaut la peine : pas de disputes ni de stress et beaucoup moins de fatigue et tensions !

On avait décidé de faire un grand dressing dans la buanderie; c’était parfait ! On y aurait exposé toutes nos fringues sans encombrer la chambre et, l’armoire (trop grosse pour passer els escaliers) servirait de chiffonner dans la salon. Seulement voilà : après plusieurs disputes concernant le prix du dressing et nos différentes façons de voir les choses, ça commençait à me gaver grave. Alors quand le dressing est arrivé et qu’on a découvert, en plus des 2 cm de hauteur de plafond qu’il manquait, un dégât des eaux dans la fameuse pièce qui devait l’accueillir, j’ai craqué. Bye bye dressing, on te renvoie chez Leroy Merlin, on se fait rembourser, on prend 2 commodes basiques Ikea que j’ai fait repeindre et basta ! Le mois à ranger des centaines de cartons de la cuisine à la chambre de ma fille m’avait déjà gonflé ! Gros craquage !!! Du coup, big tri.

En 2 semaines j’ai donné 6 cartons + 2 énormes avec marqué “à vendre” dessus qui trainaient depuis 1 an; tant pis pour les vêtements de luxe achetés une blinde, au moins, ils allaient faire des heureuses et servir à ceux qui en ont besoin au lieux de moisir ici ! J’ai aussi donné tous les cadeaux que ma fille a reçu dont nous ‘avons absolument pas besoin, des fringues bébé jamais portés encore avec étiquette, de jolies robes à moi en taille 34-36 (je me suis finalement fait une raison; non, ton corps à changé bichette, jamais tu ne rentreras plus là dedans et c’est tant mieux quelque part !), des chaussures que je ne portes presque jamais car en fait je fais un roulement avec les 2-3 mêmes confortables et pratiques paires, j’ai vidé les t-shirts ringards et d’ados de mon mari sans lui demander la permission, ses boxers dont l’élastique se distandait, les vieilles chaussettes dont la saleté ne partait même plus au lavage, de jolis foulards que je ne portais jamais… Ca m’a fait un bien fou et la maison respirait enfin ! J’ai ressenti un bien-être intense à voir le sourire des personnes qui venaient chercher leur bonheur dans ce fouillis d’affaires sympas et, ce qui restait je l’ai mis aux encombrants (qui ont lieu tous les mardis chez nous et, généralement les gens se servent d’eux même avant le passage des camions).

 

 

Aujourd’hui je n’ai toujours pas fini le tri car il me reste encore 6 petits cartons à vider : encore des fringues et le coin bureau. Je n’hésite pas à donner des stylos qui “peuvent toujours servir” ou des souvenirs que la famille nous ramène de vacances. Le geste m’a déjà fait énormément plaisir et je garde ce souvenir en moi. Je ne me permets de ne garder que les affaires que j’aime vraiment, selon la méthode de Marie Kondo, que j’avais déjà intégrée intuitivement.

Dans la foulée de ma démarche (Cf mon article “Consommer responsable“)  j’ai investi en plus dans des petits carrés de lingettes démaquillantes lavables en coton bio et j’achète tous les apéros en vrac. J’ai investi dans des contenants de chez Galipoli Fabrique (dont je vous parlerai dans un prochain article) pour fabriquer moi même et sans contrainte mes produits ménagers ! Je me sens plus respectueuse de l’environnement, plus sereine, moins encombrée dans la tête et je respire enfin chez moi ! Après avoir vécu plusieurs années dans de petits espaces encombrés, je peux le dire : je revis !

 

Et tout ça avant l’arrivée de bébé Jude, n’est-ce pas parfait d’inculquer ça à nos enfants ?

 

Je vous conseille le groupe Facebook “Être une famille minimaliste“, créé par Eloïse Weiner du blog “it’s a mum’s life“, où l’on peut retrouver tout un tas de photos avant/après, des conseils et techniques de personnes tendant vers ce mouvement.

Et le couple dans tout ça ?

“Les enfants heureux passent par des parents heureux qui s’aiment”

Gilles, fondateur de l’Atelier des Papas.

 

L’arrivée d’un bébé dans la famille est toujours une épreuve et, on ne s’en rend vraiment compte que lorsqu’on le vit. Pourtant, on nous prévient du “tsunami” et, je me rappelle moi même avoir pensé “comment les couples peuvent-ils se séparer juste après avoir fonder une famille”? C’était totalement ridicule pour moi, insensé ! Pourquoi tout casser après avoir construit ? C’est pourtant le cas d’un couple sur 3 à Paris et, après l’avoir vécu de près je peux vous dire que je comprends comment cela est possible maintenant !

 

C’est vrai, l’arrivée d’un bébé chamboule tout; nos habitudes, notre quotidien, en commençant par le rythme et bien souvent les non-nuits !

 

D’abord l’accouchement est une épreuve physique duquel il faut se remettre, n’oublions pas qu’il est comparé à un véritable marathon ! Du mien je garderai en mémoire 7h d’affreuses souffrances de contractions avant la péridurale (délivrée!) et d’une nuit blanche certainement dûe à toute l’adrénaline qui circulait dans mon sang, avant d’expulser bébé en 5 min chrono tel un bouchon de champagne par peur de l’épisio’, ce qui me causera une petite déchirure (je m’en sortais bien).

 

Résultat des courses : en vrac de la tête (cervicales) aux pieds (chevilles) avec un bassin complètement biscornu, le tout remis en place par des séances d’hosto’. Impossible ni de marcher correctement, ni de m’asseoir correctement… Et avec bébé : impossible de manger correctement, de dormir correctement (de prendre une douche normale ou même d’aller aux toilettes seule)…!

 

Il y a les gros dormeurs et les autres : on s’en rend vite compte dès les premiers jours de vie du nouveau né. Lou faisait partie de cette deuxième catégorie…

 

Personnellement, j’ai allaité 4 mois et j’ai été très fusionnelle avec ma fille, en excluant presque le Papa. Je me suis vite oubliée en la mettant elle en priorité suprême. Pour le coup, du don de soi à l’état pur; mais c’était trop. J’ai pété un cable après ces 4 mois et devinez quoi : j’étais de nouveau enceinte. J’ai d’abord pris ça comme si le ciel me tombait sur la tête, j’avais tellement donné d’énergie que je me sentais vidée, amorfle. Eh bien finalement, c’était plutôt une bonne chose (of course) : ma 2e m’aura permis de relativiser.

 

J’ai laissé plus de place au Papa, à la famille aussi, que Lou adore ! Sa Grand-Mère, son Papy, ses grandes tantes et ma cousine… Je la sent beaucoup plus autonome et épanouie ! J’ai confié ma frustration au pédiatre qui m’a dit que c’était la chose à faire; que le Papa est là pour couper le cordon, que la fusion est nécessaire mais que la défusion aussi, pour permettre à l’enfant de grandir par lui même. Nous avons un rôle d’accompagnant, nous devons le laisser faire lui, en tant que personne et non comme un bout de soi ! Pas si évident que ça en tant que maman. Surtout avec un premier bébé.

 

Alors pendant ces 4 premiers mois plus rien n’existait à mes yeux, sauf ma fille. Le Papa n’était que son père biologique, que je croisais de temps à autre. Puis je n’ai plus suivi physiquement et il a commencé à prendre le relais et, à ce moment là, nous étions tous les 2 focus sur elle. Entre le boulot et le bébé en bas âge, je n’ai presque pas suivi le cours de ma grossesse et ce fut encore pire au niveau du Papa, qui ne la vit même pas de l’intérieur !

 

Alors forcément, ça a commencé à se gâter sévère… Entre l’épuisement mutuel, les hormones, mes nouveaux besoins, ceux de Lou, mon état physique et psychique, ce rythme crèche-boulot-crèche-bibilanuit-dodo-bibilematin-crèche-boulot….infernal, ça n’aidait pas.

 

On ne s’est pas juste oublié nous même, on a aussi oublié le couple.
Petit topo


Moi avant bébé : bonne vivante, je sortais beaucoup, voyais beaucoup mes amis, travaillais beaucoup et, dans l'événementiel, buvait beaucoup, fumais beaucoup, partait en week-end par ci par là pour décompresser de ces "beaucoup" ! A la parisienne quoi ! J'ai vécu à Paris et à New York, alors je vous laisse imaginer du rythme. Alors oui, en plus de ça je gérais la maison et tout le tralala et, j'étais persuadée que ça allait continuer comme ça...

Lui avant bébé : il vivait de sa passion, sans "travailler", et mangeait grâce à son butin de prêt étudiant qu'il n'a finalement pas dû utiliser pour ses études. Adorant se prélasser au lit toute la journée, quand il ne donnait pas de cours de yoga dans l'asso' dont il faisait partie, en mangeant des chips et regardant des vidéos de youtubeurs en vogue.
Alors oui, il était présent pour moi, à tout moment. Ca nous arrangeait bien.

 

Entre les hypersomnies de ma 1ère grossesse et les maux physique de ma 2e, j’avais besoin de soutient, plus qu’à tout autre moment : sauf qu’à la première le rythme à changé du tout a tout car je ne pouvais plus rien faire et lui à dû se bouger, et, à la 2e c’était un peu pareil mais avec le bébé à gérer en plus ! Autant vous dire que fini les apéros et le chilling, maintenant c’était biberon-on-couche-bébé-et-au-dodo ! Alors déjà qu’avec un bébé le couple en prend un coup, mais avec 2 bébés à la suite, je n’vous en parle pas !

 

Mais finalement dans cette course effrénée, on a tendance à oublier que l’équilibre du couple joue aussi un rôle primordial dans l’équilibre familial, comme, il est primordial de se sentir bien soi pour être bien dans son couple ou avec autrui. Le tout est de s’en rendre compte assez vite pour palier à ce manque, réussir à communiquer, sur ses nouvelles attentes, ses besoins, ses envies.

 

“Si chacun des parents donne de l’amour respectivement à leur enfant sans jamais montrer leur amour l’un envers l’autre il va manquer une pièce au puzzle car les enfants tentent en permanence de ranger les informations reçus et veulent au final obtenir une image claire.” Gilles dans son article “Futur Papa, quelle vie de couple ?”

 

Le parrain de notre fille a très bien résumé la situation : “ton mari a très bien pris en compte son rôle de Papa mais a oublié son rôle d’amant”. Mais il n’y a jamais qu’un fautif dans le couple. Il faut savoir se réserver des espaces privilégiés, à deux, comme lorsque nous nous privilégions un espace à soi, en couple. Ce, même si on est fatigué, car on a vite fait d’être hâpé par tout ça, restant en mode automatique et, un jour sans qu’on ne se rende compte de rien, boum. Il faut se dire que tout parent passe par cette phase et surtout, que ce n’est qu’une phase, comme tout. A partir du moment où on prend soin de s’en rendre compte et de rétablir le cap comme il faut !

 

D’abord apprendre à vivre seul, puis, en couple et, s’ajuster toujours à chaque arrivée…

Être maman, ça change quoi?

” Etre maman, ça change quoi ? Son rapport aux autres, à soi, au monde, aux choses, à l’avenir.

Etre maman, socialement, ça change la donne. Avant, j’étais une fringante jeune femme, guide-conférencière en reconversion, joyeuse petite étudiante infirmière. Maintenant, ça paraît bien plus grave, je suis étudiante infirmière en report d’année pour m’occuper de mon bébé. Ce n’est plus seulement vu comme un acte léger, c’est devenu quelque chose à ne surtout pas rater, il faut valider ce diplôme ! Dans le regard des gens, c’est un peu comme si l’avenir du monde se jouait (en fait, j’ai toujours mes diplômes dans le tourisme, je ne les ai pas donnés à l’équipe médicale en échange de ma fille).

 

Avant, il m’arrivait de sortir, de faire la fête, d’aller voir des amis.

Maintenant, je ne suis plus invitée et, passées les premières semaines, plus personne n’a vraiment l’idée de passer nous voir, d’ailleurs peu pensent à prendre des nouvelles régulières. Dans le meilleur des cas je découvre les soirées passées sur Facebook et je sors par procuration en voyant les reportages photos. J’ai toujours l’option de m’incruster, bien sûr, en précisant à mes potes que « eh oh, j’existe encore ! » mais ça nécessiterait un réseau d’espionnage et de veille constante sur les réseaux sociaux, je ne suis pas sûre qu’une jeune maman puisse avoir le temps et l’énergie pour raisonnablement se permettre d’enquêter efficacement (et là, je rejoins le regard des gens évoqué plus haut, si je ne m’étais pas lancée dans une reconversion professionnelle, j’aurais sans doute les moyens de me payer les services d’un détective privé. Tant pis pour moi !). Heureusement, ces états de fait finiront par s’estomper et je retrouverai une vie sociale riche, un peu différente, avec d’autres personnes, en gardant tout de même les plus proches amis dans mon cercle social, c’est un petit deuil à faire mais tout sera très bien aussi. Je le sais parce que malgré le fait que ma fille ait 6 mois, je commence déjà à rencontrer ces nouvelles personnes qui en sont au même stade de leur vie (comprendre : qui ont elles aussi un bébé, ou deux, ou trois, greffés au bout des bras H24). Et si je peux partir trois jours en week end en laissant ma fille chez mes beaux parents, j’ai largement les moyens de la laisser le temps d’une soirée ou d’un après midi shopping.

 

Mon rapport à moi a peut-être été le moins visible, mais il est tellement important ! Avant, je détestais mes défauts, ils étaient l’héritage du hasard et d’une adolescence mal vécue. Aujourd’hui, quand je vois ma cellulite, mes quelques vergetures, mes petites rondeurs, je me dis que c’est l’héritage de ma grossesse. J’ai mis au monde une magnifique petite fille et mon corps en a été marqué. Et bah je ne m’en sors plutôt pas mal.

 

Quant à Monsieur le papa, nous nous aimons encore plus fort. Bien sûr qu’il nous a fallu rééquilibrer notre relation, un bébé change l’harmonie d’un couple, d’une famille. Maintenant que c’est fait, c’est un peu comme si nous avions traversé la Manche à la nage : il ne m’a pas laissée à la ramasse, il ne m’a pas laissée me noyer. Je m’assume bien mieux et c’est vraiment bénéfique sur notre relation.

 

Mon rapport au monde, aux choses, à l’avenir, tout a changé aussi de ce côté-là. Je suis passée d’un avenir qui considérait une dizaine d’année à un avenir qui s’étale sur des centaines d’années. J’ai mis au monde une petite fille, qui elle-même mettra peut-être au monde des petits humains, et je me dois de considérer l’avenir de la terre.

Je suis devenue écolo en neuf mois.

C’est loin d’être parfait, mais c’est assez extraordinaire de voir qu’il suffit de si peu d’efforts pour réduire son impact sur notre belle planète. Cette urgence environnementale qu’on me martelait n’avait pas encore réussi à vraiment m’intéresser, avec la naissance de ma fille elle m’a frappée en pleine face. Et qu’importe le regard des autres, on fait nos petits efforts, à notre rythme, pas à pas. Bien sûr, ce changement là a un lien avec le fait que notre vie sociale se modifie. Je conçois qu’on puisse ne pas me reconnaître, un bébé et une conscience écolo, ça vous change une femme ! (et un homme, n’en doutez pas.)

 

Et finalement, le plus marquant, c’est qu’un bébé vous forge le caractère, il vous apprend à vous affirmer, mais aussi à laisser passer. Les mille conseils bienveillants (ou non) de l’entourage (ou même d’inconnus), les critiques, les jugements, les étonnements, j’apprends à tout laisser couler. Je me suis même surprise à dire « oui le portage rendra ma fille capricieuse, oui l’allaitement l’affame, oui les couches lavables c’est arriéré, et oui je devrais la laisser pleurer » pour me débarrasser plus rapidement de quelqu’un. J’apprends à entendre sans sourciller que ma fille est bien plus sage avec les autres qu’avec moi, que je m’y prends sûrement mal (en fait, elle est très sage avec moi, peut-être que ça aide à sourire de ces propos déplacés) etc. Un bébé, c’est le paradoxe entre « c’est ton enfant, tu fais ce que tu veux » et le fait que la société entière semble se sentir légitime à distiller ses conseils. Et parfois, je pète une petite durite, ça me vient sans crier gare et la personne qui ose aller vraiment trop loin s’en prend plein la tronche. Oui parce que bon, laisser passer c’est une chose, se laisser carrément marcher dessus en est une autre. Donc je laisse couler mais je fais bien comme je veux, j’écoute mon instinct de mère, j’écoute mon bébé, parfois je me plante, je rectifie, mais au final je fais de mon mieux. Et quelque chose me dit quand je vois les beaux yeux rieurs de ma fille que je suis sur le droit chemin.
Mais ne vous y trompez pas, ce n’est pas parce qu’on change son rapport au reste du monde qu’on n’est plus la même personne dans le fond.

 

J’ai simplement l’impression d’être devenue meilleure, plus adulte, plus posée, plus clairvoyante. Et je pense pouvoir dire sans trop me tromper que ma fille est le plus beau cadeau que l’univers m’ait fait. "

 

Marine